jeudi 17 décembre 2009

électricité #1

Le week-end dernier, était un week-end où Diego ne bossait pas. Nous aurions donc du bosser sur notre italienne en pièces détachées.
Mais voilà, à force d'en entendre parler aux médias, c'est arrivé en vrai et Diego est tombé malade. Et le genre de truc qui vous cloue au lit, pas le vieux rhume à deux balles qui fait renifler...
je me suis donc retrouvé tout seul dans l'atelier, et après avoir rapidement compris qu'avancer le moteur ne servirait à rien (pas de pièces de rechange et expérience zéro) je me suis dit que je pouvais me charger d'un truc qui ne demande pas trop de connaissances et qui nous avancerait pour la réfection du cadre.
J'ai donc démonté le circuit électrique.
Quand nous avions démonté le moteur nous avions déjà commencé à mettre des pense bêtes sur tous les fils que nous avions débranché (dynamo, démarreur, rupteurs, témoin de point mort). Il ne me restait plus qu'à faire pareil avec le reste.
Vu de loin c'est décourageant, mais le problème c'est pas la complexité c'est juste que c'est fastidieux.
Surtout que notre moto est assez particulière.
Je l'avait déjà écrit, son système électrique a été refait avec pour résultat que toutes les connections se font sur un tableau général coté gauche et qu'un superbe coupe circuit de chantier yougoslave y a été intégré.



Il est propre mais je vais être obligé, n'ayant pas le plan du tableau, de démonter tous les éléments et de l'extirper en une seule pièce du cadre ou il est.
Il y a des colliers de serrage de partout, et je vais essayer de garder différents sous-faisceaux tels quels avec du scotch pour faciliter le remontage ultérieur.



Evidemment avant de commencer la chirurgie j'ai essayé de voir si c'était possible de tout enlever de cette manière et après avoir en même temps repéré les écrous planqués (il y en a toujours!!) j'ai jugé que c'était faisable. Par la suite je réaliserai que je me suis trompé et il faudra que j'improvise mais ceci fait partie du
charme spécial d'une restauration, un peu comme une visite au dentiste...
Mon premier projet était de faire passer les deux plaques alu où sont fixés le tableau et d'autres éléments plus le coupe circuit dessous, par l'avant du cadre au niveau des bobines. Oui, je sais, ça passe pas mais au début
c'était une putain de bonne idée.
Donc je commence à démonter par l'arrière en notant tous les fils et en scotchant ensemble ceux qui étaient déjà rassemblés par les colliers.





J'enlève le support de batterie et là je m'aperçois que ça passera pas, quand je remarque que la plaque du « compteur électrique » fait un coude que je n'avais pas vu car caché par tous ces fils.



Dix neuf jurons plus tard (environ) je décide faire le contraire et de faire passer la partie avant du faisceau par l'arrière. Pour cela je commence par démonter les comodos et vient ensuite le semblant de tableau de bord entre les compteurs.
Détail croustillant je m'aperçoit qu'il va falloir que je desserre la fourche et que je descende les tubes pour faire passer les fils entre les tubes et le té supérieur. (75 jurons de plus) (grosso modo).



A force de forcer et en persistant en plus on y arrive et je continue donc mon démontage vers le milieu du
faisceau au niveau des bobines.





Là ça se passe pas trop mal, je commence même à en voir le bout. Mais car il y a un « mais » (trop souvent à mon goût) je m'aperçois que les compteur ne passeront pas entre les deux tubes avant du cadre et la « colonne » de direction.
Donc...
mon Fred...
tu vas devoir...
te les démonter...
(84 jurons de plus)
et je l'ai fait (obligé)
C'était pas très compliqué, car il fallait déclamper les supports d'ampoules et dévisser trois bêtises, mais les caoutchoucs où étaient fixés les ampoules étaient très serrés dans les compteurs.
À mon avis la majorité était là depuis le début. (si, si, il y en a même une où il y a gravé « vive pompidou »).
La suite s'est bien passée, avec doigté et prudence pour ne rien arracher...
et voilà.



ensuite on observe, on désembrouille trois fils et on range à l'abri en attendant le remontage... je ne languis pas ce jour funeste.


(la Laverda la plus "light" du canton...)

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