vendredi 4 décembre 2009

moteur #2

Ainsi donc ,le couvre culasse étant tombé et n'étant pas fatigués du tout, on a continué.
Armés de notre coin de bois (c'est une relique maintenant, plus question de le jeter) et après avoir desserré les deux écrous secondaires nous avons décollé la culasse proprement dite.
C'est à partir de là que nous allions voir des choses intéressantes et surtout importantes pour notre budget.
Pour le coup, avec les deux novices (surtout moi en fait) s'était joint un autre collaborateur, plus expérimenté, mon père.
En sa qualité d'ex-mécano moto des années 70 (il a plus pratiqué depuis 35 ans mais bon...) et non-pollué du coup par les dernières innovations, il est venu nous donner des conseils de démontage et donner son avis sur ce qu'il voyait (couleurs, jeux, etc).
Donc Dédé est avec nous.



(une vue de la table d'opération)


ce fut moins facile à faire venir car la culasse était bien collée et avec le poids supplémentaire nous devions faire gaffe aux ailettes en faisant levier. Diego avec sa patience habituelle a réussi à la faire venir.
Déjà deux vues importantes, les soupapes et ensuite les pistons.







La première chose qui saute aux yeux c'est la calamine. Il y en a partout et en belle quantité. Nous devrons tout nettoyer et un rodage de soupapes ne sera pas du luxe. Quand nous les démonterons nous pourrons vérifier le jeu aux guides (et changer le joint de queue) . Le peu que nous avons pu constater en faisant jouer les soupapes c'est qu'en place le jeu n'est pas perceptible. A vérifier quand même.
On voit aussi quelle soupape est restée la plus ouverte (la plus claire). La condensation a fait son œuvre et même  à l'abri les écarts thermiques persistent et agissent.

Coté pistons et chambre ça a l'air sain. Hormis la calamine, il n'y a pas de traces de chocs ou de rayures. Déjà moteur fermé, Dédé trouvait que le son sonnait « sain » (qu'est ce que ça va être quand il va péter ce moteur !!)
nous décidons de continuer et de voir à l'étage du dessous si tout va bien...
Et voici le cylindre:



de dessus...



et de dessous...

De l'avis général (les  trois présent) il a été trouvé propre. Les chemises ne sont pas rayées. Diego pense qu'il faudra changer les galets tendeurs pour être tranquilles, quant à moi je suis énervé de voir ce dépôt de pâte à joint sèche (?) partout autour des joints, même à l'intérieur et même collé aux goujons. Je me demande si c'est possible de tout remonter en joints neufs sans utiliser cette pâte qui pourrait boucher les conduits d'huile.
Mais quand on enlève le cylindre voici ce qu'on voit aussi...







et franchement on était contents. Les pistons sont propres,  sans traces de détonation. Les segments aussi sont très sains, même le segment de feu. On pourrait croire que la segmentation a été refaite peu de temps avant l'arrêt de la moto. Ils 'ont pas de jeu excessif, ni coté bielle ni coté chemise.







cette dernière photo je la met parce que je la trouve originale (et puis c'est la seule que j'ai pas eu à retoucher alors merde !) parce que aussi on voit bien ce dépôt dont je parlait  sur le goujon an haut à gauche. J'ai un peu l'air de radoter avec ce dépôt mais bon …. quand même.

Passons à la « cave » avec son vilebrequin.







nous ne l'avons vu que par les ouvertures des bielles, nous n'avons pas ouvert plus. Les photos du vilebrequin sont modifiées pour augmenter le contraste et les détails ce qui fait que les couleurs et les textures sont exagérées.
Le vilebrequin a été un sujet de discussion entre nous. Après avoir testé le pied de bielle et constaté un jeu normal qui est quasiment imperceptible et noté aucun bruit de roulements au vilebrequin, c'est son aspect qui m'a posé problème.
Une fine pellicule de rouille (mais qui s'en va au chiffon il est vrai) est présente sur certaines parties usinées (je crois que ça s'appelle les voiles).
Diego était parti (moi aussi) pour ouvrir le bas moteur aussi pour cette restauration, mais mon père a dit que lui il ne le ferait pas et qu'il s'arrêterait ici dans le dépiautage.
Il s'est justifié en disant que tout ce qu'il avait vu jusqu'ici lui paraissait très sain et que démonter plus avant c'était s'engager dans quelque chose de très complexe pour rien, à part un nettoyage (le vilebrequin et le fond du carter) qui se ferait dans les premières vidanges quand le moteur tournerait.
Avec ce que nous avions vu nous nous sommes laissés convaincre.
Mais j'ai eu une question :
Est ce que les particules qui allaient se décoller n'allaient pas boucher tous les petits orifices qui sont chargés de lubrifier les différentes parties du vilebrequin?
Il m'a répondu que non, car l'huile avait une certaine pression dans ces orifices et que cette pression empêcherait l'accumulation.

J'ai répondu oui papa, bien papa.

Donc à priori nous n'ouvrirons pas le carter.







c'est vrai que quand on l'a en main ça inspire confiance, mais j'ai bien envie de nettoyer ces traces au moins de l'extérieur...





(Dans la série "on s'en fout" j'ai attrapé froid dans l'atelier... ) 




(oui je sais, on s'en fout...)

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