Je suis retombé (presque) par hasard, sur le clip d'un groupe qu'un pote m'avait fait découvrir il y a quelque temps.
Chose sympathique, il est de 1972 donc meme année que l'italienne en restauration...
alors voilà, montez le son et meilleurs voeux !!
jeudi 24 décembre 2009
jeudi 17 décembre 2009
électricité #1
Le week-end dernier, était un week-end où Diego ne bossait pas. Nous aurions donc du bosser sur notre italienne en pièces détachées.
Mais voilà, à force d'en entendre parler aux médias, c'est arrivé en vrai et Diego est tombé malade. Et le genre de truc qui vous cloue au lit, pas le vieux rhume à deux balles qui fait renifler...
Mais voilà, à force d'en entendre parler aux médias, c'est arrivé en vrai et Diego est tombé malade. Et le genre de truc qui vous cloue au lit, pas le vieux rhume à deux balles qui fait renifler...
je me suis donc retrouvé tout seul dans l'atelier, et après avoir rapidement compris qu'avancer le moteur ne servirait à rien (pas de pièces de rechange et expérience zéro) je me suis dit que je pouvais me charger d'un truc qui ne demande pas trop de connaissances et qui nous avancerait pour la réfection du cadre.
J'ai donc démonté le circuit électrique.
Quand nous avions démonté le moteur nous avions déjà commencé à mettre des pense bêtes sur tous les fils que nous avions débranché (dynamo, démarreur, rupteurs, témoin de point mort). Il ne me restait plus qu'à faire pareil avec le reste.
Vu de loin c'est décourageant, mais le problème c'est pas la complexité c'est juste que c'est fastidieux.
Surtout que notre moto est assez particulière.
Je l'avait déjà écrit, son système électrique a été refait avec pour résultat que toutes les connections se font sur un tableau général coté gauche et qu'un superbe coupe circuit de chantier yougoslave y a été intégré.
Il est propre mais je vais être obligé, n'ayant pas le plan du tableau, de démonter tous les éléments et de l'extirper en une seule pièce du cadre ou il est.
Il y a des colliers de serrage de partout, et je vais essayer de garder différents sous-faisceaux tels quels avec du scotch pour faciliter le remontage ultérieur.
Il y a des colliers de serrage de partout, et je vais essayer de garder différents sous-faisceaux tels quels avec du scotch pour faciliter le remontage ultérieur.
Evidemment avant de commencer la chirurgie j'ai essayé de voir si c'était possible de tout enlever de cette manière et après avoir en même temps repéré les écrous planqués (il y en a toujours!!) j'ai jugé que c'était faisable. Par la suite je réaliserai que je me suis trompé et il faudra que j'improvise mais ceci fait partie du
charme spécial d'une restauration, un peu comme une visite au dentiste...
Mon premier projet était de faire passer les deux plaques alu où sont fixés le tableau et d'autres éléments plus le coupe circuit dessous, par l'avant du cadre au niveau des bobines. Oui, je sais, ça passe pas mais au début
Mon premier projet était de faire passer les deux plaques alu où sont fixés le tableau et d'autres éléments plus le coupe circuit dessous, par l'avant du cadre au niveau des bobines. Oui, je sais, ça passe pas mais au début
c'était une putain de bonne idée.
Donc je commence à démonter par l'arrière en notant tous les fils et en scotchant ensemble ceux qui étaient déjà rassemblés par les colliers.
Donc je commence à démonter par l'arrière en notant tous les fils et en scotchant ensemble ceux qui étaient déjà rassemblés par les colliers.
J'enlève le support de batterie et là je m'aperçois que ça passera pas, quand je remarque que la plaque du « compteur électrique » fait un coude que je n'avais pas vu car caché par tous ces fils.
Dix neuf jurons plus tard (environ) je décide faire le contraire et de faire passer la partie avant du faisceau par l'arrière. Pour cela je commence par démonter les comodos et vient ensuite le semblant de tableau de bord entre les compteurs.
Détail croustillant je m'aperçoit qu'il va falloir que je desserre la fourche et que je descende les tubes pour faire passer les fils entre les tubes et le té supérieur. (75 jurons de plus) (grosso modo).
A force de forcer et en persistant en plus on y arrive et je continue donc mon démontage vers le milieu du
faisceau au niveau des bobines.
faisceau au niveau des bobines.
Là ça se passe pas trop mal, je commence même à en voir le bout. Mais car il y a un « mais » (trop souvent à mon goût) je m'aperçois que les compteur ne passeront pas entre les deux tubes avant du cadre et la « colonne » de direction.
Donc...
mon Fred...
mon Fred...
tu vas devoir...
te les démonter...
(84 jurons de plus)
et je l'ai fait (obligé)
C'était pas très compliqué, car il fallait déclamper les supports d'ampoules et dévisser trois bêtises, mais les caoutchoucs où étaient fixés les ampoules étaient très serrés dans les compteurs.
À mon avis la majorité était là depuis le début. (si, si, il y en a même une où il y a gravé « vive pompidou »).
La suite s'est bien passée, avec doigté et prudence pour ne rien arracher...
et voilà.
ensuite on observe, on désembrouille trois fils et on range à l'abri en attendant le remontage... je ne languis pas ce jour funeste.
(la Laverda la plus "light" du canton...)
vendredi 4 décembre 2009
moteur #2
Ainsi donc ,le couvre culasse étant tombé et n'étant pas fatigués du tout, on a continué.
Armés de notre coin de bois (c'est une relique maintenant, plus question de le jeter) et après avoir desserré les deux écrous secondaires nous avons décollé la culasse proprement dite.
C'est à partir de là que nous allions voir des choses intéressantes et surtout importantes pour notre budget.
Pour le coup, avec les deux novices (surtout moi en fait) s'était joint un autre collaborateur, plus expérimenté, mon père.
En sa qualité d'ex-mécano moto des années 70 (il a plus pratiqué depuis 35 ans mais bon...) et non-pollué du coup par les dernières innovations, il est venu nous donner des conseils de démontage et donner son avis sur ce qu'il voyait (couleurs, jeux, etc).
Donc Dédé est avec nous.
ce fut moins facile à faire venir car la culasse était bien collée et avec le poids supplémentaire nous devions faire gaffe aux ailettes en faisant levier. Diego avec sa patience habituelle a réussi à la faire venir.
Déjà deux vues importantes, les soupapes et ensuite les pistons.
La première chose qui saute aux yeux c'est la calamine. Il y en a partout et en belle quantité. Nous devrons tout nettoyer et un rodage de soupapes ne sera pas du luxe. Quand nous les démonterons nous pourrons vérifier le jeu aux guides (et changer le joint de queue) . Le peu que nous avons pu constater en faisant jouer les soupapes c'est qu'en place le jeu n'est pas perceptible. A vérifier quand même.
On voit aussi quelle soupape est restée la plus ouverte (la plus claire). La condensation a fait son œuvre et même à l'abri les écarts thermiques persistent et agissent.
Coté pistons et chambre ça a l'air sain. Hormis la calamine, il n'y a pas de traces de chocs ou de rayures. Déjà moteur fermé, Dédé trouvait que le son sonnait « sain » (qu'est ce que ça va être quand il va péter ce moteur !!)
nous décidons de continuer et de voir à l'étage du dessous si tout va bien...
Et voici le cylindre:
de dessus...
et de dessous...
De l'avis général (les trois présent) il a été trouvé propre. Les chemises ne sont pas rayées. Diego pense qu'il faudra changer les galets tendeurs pour être tranquilles, quant à moi je suis énervé de voir ce dépôt de pâte à joint sèche (?) partout autour des joints, même à l'intérieur et même collé aux goujons. Je me demande si c'est possible de tout remonter en joints neufs sans utiliser cette pâte qui pourrait boucher les conduits d'huile.
Mais quand on enlève le cylindre voici ce qu'on voit aussi...
et franchement on était contents. Les pistons sont propres, sans traces de détonation. Les segments aussi sont très sains, même le segment de feu. On pourrait croire que la segmentation a été refaite peu de temps avant l'arrêt de la moto. Ils 'ont pas de jeu excessif, ni coté bielle ni coté chemise.
cette dernière photo je la met parce que je la trouve originale (et puis c'est la seule que j'ai pas eu à retoucher alors merde !) parce que aussi on voit bien ce dépôt dont je parlait sur le goujon an haut à gauche. J'ai un peu l'air de radoter avec ce dépôt mais bon …. quand même.
Passons à la « cave » avec son vilebrequin.
nous ne l'avons vu que par les ouvertures des bielles, nous n'avons pas ouvert plus. Les photos du vilebrequin sont modifiées pour augmenter le contraste et les détails ce qui fait que les couleurs et les textures sont exagérées.
Le vilebrequin a été un sujet de discussion entre nous. Après avoir testé le pied de bielle et constaté un jeu normal qui est quasiment imperceptible et noté aucun bruit de roulements au vilebrequin, c'est son aspect qui m'a posé problème.
Une fine pellicule de rouille (mais qui s'en va au chiffon il est vrai) est présente sur certaines parties usinées (je crois que ça s'appelle les voiles).
Diego était parti (moi aussi) pour ouvrir le bas moteur aussi pour cette restauration, mais mon père a dit que lui il ne le ferait pas et qu'il s'arrêterait ici dans le dépiautage.
Il s'est justifié en disant que tout ce qu'il avait vu jusqu'ici lui paraissait très sain et que démonter plus avant c'était s'engager dans quelque chose de très complexe pour rien, à part un nettoyage (le vilebrequin et le fond du carter) qui se ferait dans les premières vidanges quand le moteur tournerait.
Avec ce que nous avions vu nous nous sommes laissés convaincre.
Mais j'ai eu une question :
Est ce que les particules qui allaient se décoller n'allaient pas boucher tous les petits orifices qui sont chargés de lubrifier les différentes parties du vilebrequin?
Il m'a répondu que non, car l'huile avait une certaine pression dans ces orifices et que cette pression empêcherait l'accumulation.
J'ai répondu oui papa, bien papa.
Donc à priori nous n'ouvrirons pas le carter.
c'est vrai que quand on l'a en main ça inspire confiance, mais j'ai bien envie de nettoyer ces traces au moins de l'extérieur...
Armés de notre coin de bois (c'est une relique maintenant, plus question de le jeter) et après avoir desserré les deux écrous secondaires nous avons décollé la culasse proprement dite.
C'est à partir de là que nous allions voir des choses intéressantes et surtout importantes pour notre budget.
Pour le coup, avec les deux novices (surtout moi en fait) s'était joint un autre collaborateur, plus expérimenté, mon père.
En sa qualité d'ex-mécano moto des années 70 (il a plus pratiqué depuis 35 ans mais bon...) et non-pollué du coup par les dernières innovations, il est venu nous donner des conseils de démontage et donner son avis sur ce qu'il voyait (couleurs, jeux, etc).
Donc Dédé est avec nous.
(une vue de la table d'opération)
ce fut moins facile à faire venir car la culasse était bien collée et avec le poids supplémentaire nous devions faire gaffe aux ailettes en faisant levier. Diego avec sa patience habituelle a réussi à la faire venir.
Déjà deux vues importantes, les soupapes et ensuite les pistons.
La première chose qui saute aux yeux c'est la calamine. Il y en a partout et en belle quantité. Nous devrons tout nettoyer et un rodage de soupapes ne sera pas du luxe. Quand nous les démonterons nous pourrons vérifier le jeu aux guides (et changer le joint de queue) . Le peu que nous avons pu constater en faisant jouer les soupapes c'est qu'en place le jeu n'est pas perceptible. A vérifier quand même.
On voit aussi quelle soupape est restée la plus ouverte (la plus claire). La condensation a fait son œuvre et même à l'abri les écarts thermiques persistent et agissent.
Coté pistons et chambre ça a l'air sain. Hormis la calamine, il n'y a pas de traces de chocs ou de rayures. Déjà moteur fermé, Dédé trouvait que le son sonnait « sain » (qu'est ce que ça va être quand il va péter ce moteur !!)
nous décidons de continuer et de voir à l'étage du dessous si tout va bien...
Et voici le cylindre:
de dessus...
et de dessous...
De l'avis général (les trois présent) il a été trouvé propre. Les chemises ne sont pas rayées. Diego pense qu'il faudra changer les galets tendeurs pour être tranquilles, quant à moi je suis énervé de voir ce dépôt de pâte à joint sèche (?) partout autour des joints, même à l'intérieur et même collé aux goujons. Je me demande si c'est possible de tout remonter en joints neufs sans utiliser cette pâte qui pourrait boucher les conduits d'huile.
Mais quand on enlève le cylindre voici ce qu'on voit aussi...
et franchement on était contents. Les pistons sont propres, sans traces de détonation. Les segments aussi sont très sains, même le segment de feu. On pourrait croire que la segmentation a été refaite peu de temps avant l'arrêt de la moto. Ils 'ont pas de jeu excessif, ni coté bielle ni coté chemise.
cette dernière photo je la met parce que je la trouve originale (et puis c'est la seule que j'ai pas eu à retoucher alors merde !) parce que aussi on voit bien ce dépôt dont je parlait sur le goujon an haut à gauche. J'ai un peu l'air de radoter avec ce dépôt mais bon …. quand même.
Passons à la « cave » avec son vilebrequin.
nous ne l'avons vu que par les ouvertures des bielles, nous n'avons pas ouvert plus. Les photos du vilebrequin sont modifiées pour augmenter le contraste et les détails ce qui fait que les couleurs et les textures sont exagérées.
Le vilebrequin a été un sujet de discussion entre nous. Après avoir testé le pied de bielle et constaté un jeu normal qui est quasiment imperceptible et noté aucun bruit de roulements au vilebrequin, c'est son aspect qui m'a posé problème.
Une fine pellicule de rouille (mais qui s'en va au chiffon il est vrai) est présente sur certaines parties usinées (je crois que ça s'appelle les voiles).
Diego était parti (moi aussi) pour ouvrir le bas moteur aussi pour cette restauration, mais mon père a dit que lui il ne le ferait pas et qu'il s'arrêterait ici dans le dépiautage.
Il s'est justifié en disant que tout ce qu'il avait vu jusqu'ici lui paraissait très sain et que démonter plus avant c'était s'engager dans quelque chose de très complexe pour rien, à part un nettoyage (le vilebrequin et le fond du carter) qui se ferait dans les premières vidanges quand le moteur tournerait.
Avec ce que nous avions vu nous nous sommes laissés convaincre.
Mais j'ai eu une question :
Est ce que les particules qui allaient se décoller n'allaient pas boucher tous les petits orifices qui sont chargés de lubrifier les différentes parties du vilebrequin?
Il m'a répondu que non, car l'huile avait une certaine pression dans ces orifices et que cette pression empêcherait l'accumulation.
J'ai répondu oui papa, bien papa.
Donc à priori nous n'ouvrirons pas le carter.
c'est vrai que quand on l'a en main ça inspire confiance, mais j'ai bien envie de nettoyer ces traces au moins de l'extérieur...
(Dans la série "on s'en fout" j'ai attrapé froid dans l'atelier... )
(oui je sais, on s'en fout...)
mardi 1 décembre 2009
moteur #1
Le moteur est tombé.
C'était par une nuit froide et silencieuse du mois de novembre au temps des feuilles mortes et humides que foule le vent moqueur, au Sud de....
au Sud de …
bref au Sud et il faisait froid.
C'est fait.
Après une séance de décrochage électrique qui s'est bien passée, le moteur est venu sur la table que Diego a bricolée avec l'aide de Yves (merci Yves).
Merci aussi à la RTM qui même si elle n'offre qu'une aide sommaire permet de faire les choses dans l'ordre et sans rien oublier.
Parce que c'est pas quand tu es en train de descendre le bébé de 80 kg et quelques que tu dois te rendre compte que
« et merde !! le fil de témoin de point mort !! »
non c'est pas le bon moment.
Le mieux est de tout repérer avec quelques témoins collés et annotés et se retrouver peinard pour dévisser les écrous.
Donc, ça s'est bien passé avec une simple planche de bois et un cric à roulettes.
Pas d'écrous bloqués (faut dire que ça fait un mois qu'on met du W40 partout) une descente douce et un atterrissage à l'avenant.
La suite est logique.
Encanaillés que nous étions par notre succès éclatant, on a continué.
Ouverture du couvre culasse, prudemment et en respectant l'ordre des écrous et quart de tour par quart de tour (je me demande combien de mécanos font ça... pas des masses j'imagine). Une tige est venue et on jouera de l'écrou/contre écrou pour le remontage.
on fait levier avec un coin de bois et on tombe sur ça :
(la photo est trafiquée, pour palier aux défauts et augmenter les détails et le contraste)
A priori c'est pas mal. Du gras de bon aloi,
Mais à priori car un truc chiffonne au niveau des goulottes d'huile qui relient les tiges du milieu.
Une sorte de croute cassante qui ne bouche pas le conduit ,mais si des particules tombaient dans la goulotte et étaient entrainées le long de la tige, alors là ça boucherait à force non ?
(la croute quand on appuie dessus avec le doigt)
Bref, on se sait pas ce que c'est mais je pencherait pour de la vieille pâte à joint car à l'extérieur, aux jointures entre les différents éléments (couvre culasse, culasse, embase) des résidus (secs et durs maintenant) ont été comme extrudés au serrage.
Mystère, mais avec le démontage ce problème est écarté.
Pour le plaisir une vue de l'envers du couvre culasse:
(ahhhh... les petits défauts de fonderie qui font
que ce couvre culasse est unique)
quelle émotion, et quel honneur surtout de comprendre enfin l'expression de "beauté intérieure".
(bon j'en fait trop là)
au prochain épisode le récit des terribles aventures de
"Diego contre la calamine maléfique" !!!
bon j'arrête l'apéro de 14h30 moi.
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