lundi 26 avril 2010

deux italiens pour une italienne

Sous ce titre très racoleur (c'est voulu, c'est pour augmenter le trafic du blog en captant des internautes en quête de sites chauds) il se passe juste que la loi qui veut que parfois on a du pot est encore une fois confirmée.
Vous vous souvenez peut être des amortisseurs Marzomachin de la belle italienne :
 
Pas pourris mais bien rongés quand même. 
Après de multiples discussions avec Diego à propos de leur restauration, du genre oui/non, où trouver les pièces? sinon qui peut faire ça?
Bref au delà du fait que ce modèle avec réservoir à gaz est plus complexe que le classique, on avait pas trouvé de pistes sérieuses, à part un vague mec que Diego avait trouvé un vague soir d'errance webesque et qui restaurait les Marzo pour 150 euros pièce (je crois que c'était ce genre de prix).
Mais bon..... vu qu'on veut essayer de faire un maximum de trucs nous même, que 300 roros ça grève un budget et vu aussi que Diego n'arrive plus à retrouver la page web du gars qui restaurait...
On en était resté là.
C était pas au premier plan dans le chantier quoi.

Et puis, vu que de temps en temps je traine sur le bon coin pour mater si une pièce ou deux intéressantes trainent pas, voila t-y pas que je tombe sur deux Ceriani pas chers et pas loin !
Mon sang ne fit qu'un tour et après contact téléphonique me voici en route à travers les Cévennes avec mon Transporter (qui adore ça avec ses 67cv asthmatiques).
Très bon contact avec un vendeur très sympa et état très propre des remplaçants donc affaire conclue.
et pour 40 euros les voici:

Après un réglage et un nettoyage je pense qu'ils iront bien.
Le chantier avance en tout cas.
La fourche est finie et le cadre est sablé. Après une couche d'apprêt et de peinture il sera prêt à recevoir le circuit électrique qui m'angoisse depuis que je l'ai démonté.
Les photos vont venir mais vu que j'ai un problème d'appareil va falloir que je me démerde.... (peut être qu'en le passant un coup à la sableuse...)

mardi 20 avril 2010

sablage...microbillage...

Il ne fait plus froid, c'est le printemps, l'abri est fini et la sableuse qui l'occupe aussi; alors il serait peut être temps d'avancer, non?
La voici cette fameuse sableuse :
C'est une poubelle récupérée, tronçonnée et  transformée...
Elle a tout l'équipement qu'il faut, comme le récupérateur de billes, la porte latérale calculée pour laisser rentrer le moteur de la SF,les manchons,

la prise pour l'aspirateur à poussière avec la venturi pour la séparer d'avec les débris plus gros, un éclairage halogène...
La fenêtre s'ouvre et se démonte pour pouvoir protéger la vitre ou la changer le cas échéant.
Bref ça sent le bon matos et y faudrait vérifier par l'expérience.
Le premier test ce sera avec les fourreaux de fourche car je les ai démontées nettoyées et j'ai changé les joints spi.
Les fourreaux sont peints en verts et nous voulons les remettre en alu.
Pour la sableuse nous avons quatre "poudres" à sabler.
Du plus agressif au plus doux :

- Silice
- Brisures de verre
- Brisures de noyaux

- Microbilles de verre

Nous avons décidé de nous faire un assortiment de dureté pour pouvoir nettoyer sans danger du magnésium à l'acier en partant toujours du plus doux vers le plus agressif pour ne pas endommager ou modifier au maximum les pièces.
(ce site est très détaillé à ce sujet : surfanet )

Donc je vais tester les copeaux de noyaux sur différents éléments pour voir jusqu'où va leur efficacité.

les fourreaux de fourche
les bracelets
les tés de fourche
le protège chaine
la dynamo
le cache aluminium de courroie de dynamo et chaine de démarreur
une roue

Je pensait que en sablant à 4 bars je n'arriverait ni à faire partir la peinture sur les pièces alu ni à faire partir la rouille sur l'acier, mais que j'arriverais a éclaircir la teinte de l'aluminium du cache. La roue je savait pas du tout, car toutes les matières sont mélangées dessus (magnésium des freins, acier rouillé des rayons, alliage poli mais avec piqures blanches des jantes).
Alors un bilan?
En fait il est plutôt positif.
les pièces alu peintes sont revenues comme à l'origine. plus de traces de peinture ni d'apprêt. Par contre il faudra les microbiller car elles ont été méchamment brossées pour que la peinture accroche dessus.
les bracelets sont bien revenus malgré la rouille (merci le chromage) et les parties peintes sont devenues satinées.
Par contre le protège chaine n'a pas bougé car il est trop piqué,
la dynamo est revenue au métal mais la couleur est restée sombre car je pense qu'elle doit être zinguée d'origine et le zingage est vieux.
Le cache alu n'a pas bougé, il est resté poli mais sombre, on verra avec le Restom alu.
La roue non plus n'a pas bougé. les rayons sont restés rouillés, les piqures de la jantes sont trop dures pour les copeaux et le magnésium est resté mat et gris terne (mais c'est normal).



La machine s'est bien comportée et elle est globalement au point.
il faudra juste modifier l'approvisionnement en copeaux car le tuyau se désamorce trop vite à mon gout et améliorer un peu l'éclairage.

pour le plaisir, une photo "avant/après" : un bras de fourche remonté avec fourreau sablé, microbillé et passé à la paille de fer 000, avec à coté ....encore du travail.




 





samedi 3 avril 2010

Non! on a pas abandonné !!

Après cette longue absence...
Due au froid,  aux fêtes, au boulot, et à l'attente des pièces
et et et ...
à deux gugusses...
Je sais pas si vous connaissez ce genre de gars.
Genre tu leur dit "ça serait sympa qu'on se fasse un apéro un des ces soirs, ça fait longtemps qu'on a pas bu un coup"
ou alors ils te disent "ouais....je crois que je vais monter un jeu de jantes sympa sur ma 106 colorline pour lui donner un air un peu plus.... tu vois quoi"
Dans le premier cas tu te retrouves dans une embuscade catégorie "strong" avec le lendemain un cerveau fondu, et dans l'autre tu vois débarquer le mec avec des Momo de 22 pouces "American Chromium" qui doivent être vendues avec des lunettes de soudeur pour pouvoir changer une roue en été.
bref il y en a qui exagèrent.
Tout a commencé alors qu'avec Diego nous en avions conclus que vu le taf de dérouillage de polissage et de décapage, il nous faudrait un pistolet avec un bon compresseur voire une cabine.
le compresseur que nous avions n'était pas assez puissant pour le sablage donc un autre était obligatoire. la cabine par contre, quand nous avons vu les tarifs...
et même pour des cabines de schtroumpfs...
Ça nous a foutu un peu les boules.
donc au bout de quelques discussions sur le boulot à faire qui nécessitait du matos pour le faire BIEN, Diego a dit "non mais attend, là c'est bon, moi je suis sur que je peux la faire cette cabine"
et voila.
un appel à Yves qui évidemment était à fond, et ils s'y sont mis.
ET ils l'ont faite cette cabine.
mais avant de la faire...
il fallait trouver un endroit ou la poser quand elle serait faite...
et il n'y en avait pas...
alors ils ont fait aussi le coin...
Ils sont chauds les deux je vous dis.
donc voila.
bilan de l'hiver :
un abri ouvert de 22 m2
une cabine de sablage ou un cadre standard de SF rentre à l'aise.
Et puis autre chose...
qui me concerne moi.
Vu que je me vois bien galerer pour ce permis moto, je me suis dit qu'il faudrait que je me fasse la main sur une petite 125, histoire de choper les reflexes de base.
Comme je suis pas ferré je me suis mis en recherche d'un truc pas trop pourri mais pas cher que je puisse rapidement faire peter...
Après avoir rêvé sur une Morini Corsaro de 73 qui me plaisait bien mais qui était trop chére et aussi au dessus de mes compétences (je voulais pas non plus de modèle trop rare pour pas galérer avec les pièces), vu que je suis pas non plus un ultra des motos européennes je me suis rabattu sur du japonais, en 4 temps; donc du Honda, car je connais un peu pour avoir retapé la 750 de Diego.
et voila.
une CB 125 bicylindre B6 de 1975...
je viens de m'occuper des chromes et de l'electricité et j'attends juste des ampoules en 6v, les bougies et les joints spi.
elle a dix mille bornes et on a reussi a la faire tourner un peu.
alors pour 300 euros...
je pense que je vais bien me marrer.
Alors voila.
Après tout ça il est temps de reprendre la restauration de la Laverda!

Ps : je me dépêche pour les photos de la cabine et de l'abri, car ça vaut le coup d'oeil.